|
Tourisme > Histoire
Histoire
Une petit peu d'histoire .......
Le nom de Bresse,(Briscia, Brixia, Brissia, Brescia, Bressia), apparut pour la première fois, nous dit-on dans la légende de Saint Trivier, au VIIè ou VIIIè siècle. Il s'appliqu'a d'abord à une vaste forêt (Saltus Brixia) puis à la rive gauche de la Saône pour la partie plaine allant de Saint-Laurent-les-Châlon, jusqu'au Rhône. C'est au XVè siècle seulement que le nom fut celui de l'aire géographique actuelle.
Après Louis le Débonnaire, au partage de l'Empire, en 843, l'Italie et Bresse de L'Ain revinrent à Lothaire, tandis que Charles le Chauve reçut, avec la Gaule, la Bresse de Nord (aujourdhui la Bresse Bourguignonne). En 933, à la création du Royaume d'Arles, la Bresse de l'Ain fit partie de celui-ci, étant ainsi séparée, et pour plusieurs siècles, à la fois de la Bourgogne et de la France. De 1033 à 1055, elle fut sous la domination de Conrad le Salique, Empereur de Germanie.
La Sirerie de Bâgé ne fut d'abord qu'une concession territoriale faite en 830 par Louis le Débonnaire à Hugues, gouverneur des frontières, en récompense de services militaires.Cette concession fut agrandie par les successeurs de Hugues: lorsqu'elle passa à la maison de Savoie au mariage de Sibylle, en 1272, elle s'étendait entre la Saône et le Revermont, depuis Cuisery jusqu'à Bourg, dépassant les limites actuelles du département de l'Ain.
La Bresse de l'Ain, devenue en 1433, Province de Bresse avec Bourg pour capitale, fut à son tour réunie à la france par le traité de Lyon du 27 janvier 1601. A partir de cette date et jusqu'en 1789, elle dépendit du Gouvernement de Bourgogne, sous le ressort du Parlement, de la Chambres des Comptes, et de la Généralité de Dijon; elle formait une élection divisée en 25 mendements.
En 1650, Saint Trivier de Courtes était l'un de ces mendements et comprenait: Busserolles, Chamandrey, La Chapelle Thècle, Cormoz, Courtes, Curciat, Domsure, Granval, Grandvillard, Lescheroux, Saint Nizier le Bouchoux, Saint Trivier de Courtes, Servignat, Tagisset, Vernoux, Vescours et Villeneuve. Mantenay, Montlin et Saint Julien sur Reyssouze firent partie du mendement de Saint Julien. Saint Jean sur Reyssouze fut rattaché au mendement de Bâgé.
Saint Trivier de Courtes fut l'une des huit villes réunies à la France par le traité de Lyon, les autres étant Bourg, Bâgé, Chatillon, Pont de Vaux, Pont de Veyle, Meximieux et Montluel. En 1790, lors de la constitution des cantons, il y eut compétition entre Saint Julien (faisant valoir qu'elle avait toujours possédé une brigade de gendarmerie) et Saint Trivier; le choix se porta sur Saint Trivier qui devînt ainsi chef lieu de canton. La même année, une autre compétition opposa Saint Trivier à Pont de Vaux; il s'agissait cette fois de la tête de district. Le 15 janvier 1790, Pont de Vaux fut choisi, mais Saint Trivier ayant fait appel, l'Assemblée Nationale décréta le 7 août 1790, que Saint Trivier aurait , en compensation, le Tribunal de District.
En 1790, le canton de Saint Trivier, avec 16 communes, comptait 10 715 habitants. Bourg en comptait 15 733 avec le même nombre de communes.
Le 24 mars 1790, Busserolles, la Chapelle Thècle et Tagisset,qui étaient communes du canton, demandèrent leur rattachement à la Saône et Loire. Malgré un refus du Directoire de L'Ain, elles obtinrent gain de cause le 4 novembre 1793.
En perdant ces trois communes, et avec le rattachement de Montlin à Mantenay, le canton fut alors constitué comme il l'est aujourdhui. Vernoux, auparavant de la paroisse de Romenay, en était devenu l'une des 12 communes. A la fin du XIXè siècle, on dénombrait 11 500 habitants sur l'ensemble du canton. Aujourdhui, on en compte à peine la moitié, et avec un fort pourcentage de retraités. Eloigné des centres importants, Saint Trivier de Courtes a été particulièrement touché par l'exode rural.
|